LIBERA

I.

Peu après le départ des amis, quand un grand silence passe sur la maison et descend des grands arbres sous lesquels ce furent des rires et la douceur montant des verres aux lèvres puis aux regards ; quand vient la fatigue d’avoir servi nos hôtes — même si ce fut joie et devoir de joie — le temps semble s’étrangler ou bien c’est la gorge qui se noue.

On nettoie la table, empile les chaises, les aligne contre les troncs et puis on se ravise : comme un qui se savait stérile mais sa tente grande ouverte, on pense :

quelqu’un pourrait venir et sans qu’on l’ait prévu.

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