DES CORBEAUX, DANS LE LOINTAIN

(Traduit de l’italien [Tessin] par Christophe Carraud.)

 

L’aube.



Pensée, sentiment de l’obscurité
profonde en moi et tout autour de moi.

 

Stupeur.
Un souffle de vie, un cri
strident et dans les plus hauts labyrinthes en lutte
une nuit.

 

Pénombre. Incertitude.

 

Et mouvements légers, caresses voluptueuses
de vent, gazouillements joyeux,
l’écho de mille appels : de nouveau les oiseaux.

 

Métamorphoses.
Lentement, créant les corps telles des ombres
le ciel filtre dans le gris clair de l’aube,
et la fraîcheur ancienne d’un rayon de soleil
vacille aux angles des cheminées.


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