QUELLE FIN POUR LES LIVRES ?

(Traduit de l’italien par Christophe Carraud.)


Habent sua fata libelli.

Terentius Maurus,

De litteris, de syllabis, de metris, I, 1286.

 

J’AI ICI PRÈS DE MOI « L’ENNEMI »[1]. Une tablette de la taille d’un livre de poche, étonnamment légère, de la couleur incertaine d’une aube d’hiver. C’est un objet plutôt élégant et fin : à peine 9 mm d’épaisseur. Ses dimensions sont de 20 x 12 cm. L’écran fait 6 pouces avec une résolution de 600 x 800 à 16 tons de gris. En pratique, la même luminosité que le papier. Sous l’écran, un claviercomplet, utile pour prendre des notes ou chercher un mot précis dans un texte ou dans le lexique intégré (250 000 lemmes). Pour contrôler la navigation dans les pages, on manie quatre boutons latéraux et un petit joystick. La capacité de la batterie est de près de deux semaines et la mémoire interne, de 2 giga. Il y a aussi le « Read to Me » : une application qui permet aux plus paresseux ou aux non voyants de se faire lire les histoires directement par l’appareil, grâce aux deux petits haut-parleurs situés à l’arrière ; on peut aussi se servir des oreillettes.

 


[1]1 Titre original : Che fine faranno il libri ?, Roma, Nottetempo, 2010.



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