SUR L’ÉCOLE ET SUR L’UNIVERSITÉ

 

(Traduit de l’italien par Christophe Carraud.)




LES TEXTES RÉUNIS ICI COUVRENT UN QUART DE SIÈCLE, de 1946 à 1972 ; mais ils sont bien de la même plume, et du même esprit. Il y a, chez Salvatore Satta (1902-1975), une fascinante indépendance. Il est assurément peu commun d’être à la fois un très grand juriste et un très grand romancier et essayiste ; et moins commun encore, après le refus de publication d’un article pourtant décisif (les « Considérations » ciaprès, assurément accusatoires) qu’opposèrent au grand professeur et savant qu’il était, des revues dites « universitaires », de fonder à lui seul — il a alors soixante-six ans — un périodique, les Quaderni del diritto e del processo civile, où parler librement, savamment, polémiquement, rien que pour l’honneur de l’esprit. Les six cahiers parus sont d’une richesse inépuisable ; on peut y trouver, en maints endroits, un portrait de l’époque aussi lucide et incisif que l’était le livre proprement génial de 1948, De Profundis, condamné lui aussi à la même confidentialité incomprise. [1]


[1]Salvatore Satta, De Profundis, Padova, Cedam, 1948. L’ouvrage a été réédité par Adelphi après la mort de l’auteur. Notons que la traduction française (Éditions de la revue Conférence, 2012) se montre à cet égard — silence et confidentialité — particulièrement fidèle à son modèle.




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