REVUE CONFÉRENCE -

Cédric le Corf, graveur


Comme on s’avance
— une main devant soi —
dans la broussaille indéchiffrable
et du regard on cherche une passe
dans le chevelu des branches
tu marches sur une sente
tu gravis un talus
et partout ce sont traces de toi rayures de ta présence
à l’encre de tes pas 

Est-ce le froid d’hiver
ou le plein jour d’été
que ces lisières écorchent ?
Tu n’en diras ni l’heure ni la saison
Seule règne ici la ronce de ton geste 

L’espace que tu convoques
les lignes que tu requiers 
les directions que tu indiques
c’est ce que brûlent tes mains
quand tes yeux se perdent
dans la cendre du monde 

 

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