Les architectes et l’industrialisation

Nous regroupons sous ce titre quatre articles et entretiens peu connus ou inédits. 

 

Jean Prouvé, architecture et technique

 Melpomène, n° 16, décembre 1964
(revue d’actualité de la Grande masse de l’École Nationale Supérieure
  des Beaux Arts), intitulé « Art et Technique : une nouvelle unité ». 

Huit questions à Jean Prouvé.  (Université de Caracas, Venezuela, 1964.) 

I. Quel serait le moyen le plus correct pour résoudre le déficit du logement dans un pays sous-développé comme le Venezuela, pourvu de grandes ressources potentielles et peu peuplé ? Devrait-il avoir recours à la rationalisation des systèmes de construction traditionnels ? La préfabrication lourde pourrait-elle être envisagée? Différentes solutions pourraient-elles être combinées ? 

II. Quels problèmes pose la construction d’ensembles de logements bâtis au moyen des systèmes de préfabrication lourde type Camus, Coignet, etc. ? 

Jean Prouvé. Jusqu’à maintenant, l’influence de la préfabrication sur l’architecture est à peine sensible. La raison en est que les principaux producteurs se sont efforcés de conserver des aspects traditionnels à leurs fabrications. Les exceptions de grande valeur — il y en a — n’ont pas été encore industrialisées. Il est évident que les industriels se plient aux soi-disant exigences de l’usager, en quoi ils se trompent. C’est cependant un fait indéniable. 

Disons qu’il n’y a pas d’acte de foi.

On peut citer comme exemple la préfabrication lourde de logements qui actuellement n’apporte rien à l’évolution de l’habitation sur le seul plan humain et dont l’aspect ne se différencie absolument pas des constructions « soi-disant » traditionnelles en béton et parpaings. 

 

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