REVUE CONFÉRENCE -

LA DERNIÈRE NUIT

Dans mes bras, cette nuit, l’arrachement ultime !

Mourir est un travail affreux qui mérite salaire :

à la fin du combat descend la grande paix.

Ma chère Évy est morte, le plus vif de moi-même

;nous ne danserons plus, corps à corps, vers l’abîme —

la solitude seule m’en ouvrira la porte,

et l’espoir d’être unis dans le cœur de la nuit.

 

Evelyne–Sarah, ahouvati, veishti

hayekarah,

sham, béïnsof, ani eka’h otakh

bekirbi,’ od pa’ am, le ishah:

,, ki ‘azah kamaveth ahavah,,

(Shir–ha Shirim ‘ heth vav)

 

Évelyne-Sarah, ma femme bien-aimée,

la très chère compagne de ma longue vie,

là-bas, dans l’infini, je te prendrai de nouveau

pour ma jeune épousée au tréfonds de mon être :

« Car l’amour, dit le Cantique, est fort comme la mort ».

 

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