RUE DU CHEMIN-VERT

 

Deux ans passèrent durant lesquels, selon une expression consacrée et parfaitement juste, j’empruntai la rue du Chemin-Vert pour aller à Paris. C’est-à-dire dans le centre qui représente, pour les habitants de Bel-leville et de Ménilmontant, une autre localité où l’on ne se rend pas sans raisons aussi impérieuses qu’une contrainte professionnelle ou le besoin de changer d’airet de décor. À chaque fois en effet cette rue je l’ai resti-tuée, comme on fait aussitôt après emploi d’un objet courant qu’on vous prête, par exemple une pompe à vélo, sans autre valeur irremplaçable que son utilité. On n’y pense plus ensuite. Ainsi cette rue ne m’offrait qu’un moyen de simplifier mes rapports avec l’espace, dans ceux qu’ils entretiennent avec le temps. Je me féli-citais même qu’un manque total de caractère la réduisît à cette fonction. Rien ne pouvait m’y retenir qui aurait amoindri sa commodité de ligne droite tirée, sous la dernière pente du XXe, entre le Père-Lachaise et la place des Vosges — à peu près. En deux parties presque égales, elle partage donc d’est en ouest le XIe arrondis-sement, dont sa morosité résume certains traits spéci-fiques. Par là, d’ailleurs, elle se montre en quelque façon remarquable.

Et puis à un moment que je ne saurais pas très bien situer, une espèce d’exotisme s’est greffé sur son insigni-fiance et, en peu de mois, je l’ai vue devenir chinoise, en tout cas extrême-orientale, au moins de part et d’autre de l’endroit où elle croise la rue Popincourt. Bien qu’en ce point la déclivité assez forte s’atténue, on y domine encore un peu de loin la région du Marais. Et, n’était le vaste et double retranchement que lui opposent les bou-levards fusant de la Bastille, la rue du Chemin-Vert irait prendre en écharpe et à revers la rue de Turenne, pour l’attaquer sur son terrain. J’entends : la confection (sur-tout pour dames), à présent l’une des principales indus-tries de Paris. Les autres semblent avoir disparu : non seulement les vraies grandes usines, comme Citroën, mais les innombrables ateliers de petite mécanique qui ronflaient et cliquetaient autrefois par exemple dans le XVe. Où qu’on aille on a le sentiment qu’une marée indiscontinue d’étoffes plus ou moins manufacturées se déverse et chasse devant elle toute forme de travail et de commerce différents, comme si plus rien ne comptait pour la population qu’un souci permanent d’acquérirde nouveaux pantalons et de nouvelles robes. À coup sûr, la masse toujours croissante de l’offre outrepasse la demande, si avide qu’elle soit, et laisse songeur sur le sort auquel la première paraît nécessairement vouée. Ces wagons de nouveautés ont d’emblée un air lamen-table d’invendus. On a beau les reconnaître parfois sur des hanches qui les avantagent, on se demande quelles clientes désireront ces jupes suspendues par dizaines à des rangées de cintres (l’objet le plus déprimant, peut-être, de notre civilisation), dans d’étroites boutiques qu’elles emplissent de leurs formes avachies et de leurs teintes criardes ou ternes comme du poussier. On croi-rait plutôt les entrepôts improvisés de quelque œuvre charitable, où s’amassent après une collecte les vêtements de rebut.

 

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  • février 2017
    • L’état de l’art Alberto Frigo

      Poèmes et leur traduction par l’auteur.  Trieste  Smisero le bandiere e il vento che tornava sulla piazza dal molo Audace non trovò che noi da far garrire. Già da lungo nel locale spento le bugie...

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    • Ressemblances Martha Kapos

        Poèmes traduits de l’anglaispar Alberto Frigo.  Mute  Little tree as empty as a house when your mother is not at home, few or yellow or promising they will come back, your syllables are loose circles...

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    • Objets. Gravures de Devorah Boxer Devorah Boxer

        Petites paumelles. Eau-forte, aquatinte, pointe sèche, vernis mou sur cuivre, 18 x 17 cm, 2013.  Sept pinces à linge. Eau-forte, aquatinte, vernis mou, roulette sur cuivre, 22 x 18 cm, 2011.  Mont...

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    • Au royaume de la rouille Gian Marco Villalta

        Poèmes traduits de l’italien par Alberto Frigo.  Nel regno della ruggine  I  Chi ci crede più alla notte e uscendo non visto dal salotto dove gli amici festeggiano una data aspetta, aperti occhi nel...

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    • Comme en passant Charles-Olivier Stiker-Métral

        Il suffit que tu ouvres les yeux pour que je découvre mon visage  que tu t’avances pour que j’espère comme en ma langue maternelle ta voix infatigable        Parle, parle avant la fin du jour malgré la...

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    • La porte entr’ouverte Robert Olivaux

        Parfums.  À peine l’ivoire des fleurs de troène commence-t-il à se troubler, son parfum s’affadit, se gâte et s’éteint. Les bouquets cueillis sur ma terrasse et qu’on est allé jeter fanés, marquent...

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    • Le manteau invisible Yang Jiang

        LE BEAU TEXTE QUI SUIT, dont le lecteur pourra mesurer la proximité qu’avec lui nous nous sentons, a été traduit du chinois en italien par Silvia Calamandrei. On nous excusera d’avoir — une fois...

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    • Quelques échanges avec Yang Jiang Silvia Calamandrei

        LE 26 MAI 2016, l’écrivain Yang Jiang s’en est allée sur la pointe des pieds, à la veille de son 105e anniversaire. Contemporaine de la fondation de la république chinoise, elle avait célébré son...

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    • Heures Bruno Roza

      1.    Les nuits sont pour le jour ce qu’une eau sombre peut contenir de feu et le jour pour la nuit ce qu’un cri dans l’obscur peut ramener de neige au fond de ses enclos  Mais les aubes le taisent et...

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    • Rouages Guillaume Métayer

        Roue   Nous enchâssons sans fin les voyages et activons les pompes du temps, poussons des murs d’air en attendant la grâce ironique des rouages  qui, passe-plat dans un tuyautage, sur un plateau...

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    • Entre parenthèses Pierre Chappuis

        I.  « L’esprit de la résidence virtuelle1 consiste à entrer dans votre atelier, à être en contact avec vous, par vos textes, sans devoir fournir un journal », m’écrivez-vous, cher Antonio Rodriguez,...

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    • Sculptures d’Hélène Garache Hélène Garache

        Massif du Mont Blanc. Sculptures.    Photographies de Paul Edwards.    Terres cuites de couleur, modelées sur nature par Hélène Garache dans la vallée de Chamonix, l’Engadine et le Haut-Var, dans les...

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    • Photographier les sculptures d’Hélène Garache Paul Edwards

        L’œil aérostat de la haute sculpture.  La montagne nomade, portative, malléable, était à la montée un simple parallélépipède rectangle. Il fallut hisser le bloc d’argile rouge jusqu’aux sommets...

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    • S’épanouir Elizabeth Cook

        Poèmes traduits de l’anglais par Alberto Frigo.    Bowl  Give me a bowl, wide and shallow. Patient to light as a landscape open to the whole weight of a deepening sky.  Give me a bowl which turns for...

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    • Pour que s’ouvre le temps Pascal Riou

        Pour Sarah    Conques.  Anges dont on ne sait si, comme venus de lui, vous soutenez le ciel ou bien si vous montez de la terre solide en pierres que l’âme a façonnées...  Et toi, vaste forêt qui trembles...

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  • juin 2016
    • Paysages.
 Gravures de Cédric Le Corf Cédric Le Corf

      Malchower See, 2015. Pointe sèche, 50 x 65 cm.     Calva II, 2013. Pointe sèche, 45 x 65 cm. * Calva III, 2014.Pointe sèche, 37 x 58 cm.     Calva VI, 2013. Pointe sèche, 65 x 95 cm.     Calva IX, 2014. Pointe sèche,...

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    • Cédric le Corf, graveur Bruno Roza

      Comme on s’avance — une main devant soi — dans la broussaille indéchiffrable et du regard on cherche une passe dans le chevelu des branches tu marches sur une sente tu gravis un talus et partout ce...

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    • Le grand hêtre Pascal Riou

      Le hêtre qui t’a vu grandir, aimer, t’avancer pas à pas dans l’âge et la parole et lancer tes fils puis leurs enfants dans la vie prodigue et vers les lointains aimés, ce grand hêtre que tu sais...

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    • De la beauté Jérôme Peignot

      16 sonnets sur des œuvres  Au Louvre sitôt vue elle fait corps au rêve, Du bas de l’escalier l’envol est saisissant. De la splendeur, c’est bien le soleil qui se lève, L’amour qui donne à l’air tous ses...

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    • Au long des jours Laurent Fassin

      suivi de  QUI SE LES RAPPELLERA ?  Au long des jours.  I.  L’emprise des arbres sur l’air. L’eau serait-elle semblable dans les rêves ? Ils dérivaient. Le courant, leurs jeunes forces jouaient de ses...

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    • Venise à main levée Pierre-Alain Tâche

      pour Odile.  L’ULTIME STATION avant l’éternité vont débarquer, et c’est étrange, des corps librement consentants — pourtant encore gorgés de sève !  Dès la halte annoncée, trois plâtriers balafrés de...

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    • Pièges Franco Marcoaldi

      Poèmes traduits de l’italien par Roland Ladrière.  Guardando querce e sughere, peri selvatici, frassini, olivastri, tu pensi che l’albero sia tutto lí, davanti a te: la base, il tronco, la chioma...

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    • Altitudes (VII) Gilbert Beaune

      Mélèze.    C’est une dentelle de lumière verte au grand air, d’aiguilles légères qui font que les arbustes, les bancs d’herbes ou de plantes basses trouvent leur provision de clarté. Féerie vert-pâle :...

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    • Val d’Hérens. Photographies de Claude Dourguin Claude Dourguin

                             

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    • Paysages avec figure (II) Claude Dourguin

      UN ENVOÛTEMENT PUISSANT, singulier gît encore dans les restes des vieilles forêts hercyniennes. Qui, familier des arbres et de leurs territoires, un jour en a été touché, éprouve à intervalles plus...

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    • Poèmes José-Flore Tappy

      À celle de l’ombre.  Menue, penchée au-dessus de l’évier, si loin de nous sous son tablier bleu, perdue dans ses bottes de pluie, elle trie les cerises noires et pose les plus mûres à l’écart, les sépare...

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  • janvier 2016
    • NEUF POÈMES, DEUX PROSES ET SEPT DESSINS. Virgilio Giotti

        NÉ ET MORT À TRIESTE, Virgilio Giotti (1885-1957) est un poète des humbles, des vaincus, de l’éthique de la pauvreté, de ce qui est vulnérable et fragile, de la beauté simple du monde, de sa...

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    • LA VALLÉE DES VISIONS Sauro Albisani

        Chèvres.  Les phares éclairent les chèvres qui comme chaque soir ont escaladé le talus pour folâtrer sur l’asphalte à la lumière des étoiles. L’herbe, elles n’en veulent plus, elles veulent la...

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    • PUISQUE LE SEL,TOU JOURS Pascal Riou

        It had gone around and around grinding grain and salt to go into the dark and to go and remember. William S. Merwin, The vixen.  J’ai soif. Jean, XIX, 28.  Donne-moi à boire de cette eau, que je n’aie...

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    • PAYSAGES AVEC FIGURE (I) Claude Dourguin

      LE SOLEIL DE SEPTEMBRE A TOUT SAUVÉ. Sans qu’on ait trop de chaleur. Pas de pluie par chance. Cette acidité retrouvée, pourtant, qui manquait ces dernières années ? Parce qu’à partir de mars, avril...

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    • JOURNAL IRRÉGULIER Bruno Arcadias

        L’essentiel, si on ne veut pas tomber, C’est de prendre garde. À droite, à gauche, Devant, derrière... Prendre garde, donc.... Si on ne veut pas tomber...  C’est épuisant.  Il me prend parfois l’envie De...

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  • mai 2015
    • BOULOGNE-SUR-MER (2) Jean-Michel Baillat

      (Journal de l’année 2001.) Le carillon de Notre Dame asperge les nénuphars au pied du château. Les douves sont cette Vivonne où je mire ma stérilité littéraire. — Il doit faire une radio, en plus !...

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    • POÈMES. TADEUSZ DABROWSKI Tadeusz Dabrowski

      * L’otage J’ai perdu douze amours amours que je n’ai jamais eus et tous les douze je les ai misés sur toi mais j’ai perdu et maintenant je vais devoir emprunter * Proximité (carte postale) Debout sur...

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    • POUR UNE VALLÉE Gilbert Beaune

      QU’ON LAISSE LES VERRUES DE BÉTON, cohues de métal, antennes et boutiques à foison ; l’oxygène pollué, le rien d’alpages et de champs qu’on soigne ; et le cosmo-tourisme de l’été, l’argent fumeux de...

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    • LES ALLUVIONS Jérôme Karasz

      Les alluvions charrient le soir, L’eau de Javel et l’ammoniaque, Les détergents et les grands sacs Des magasins sur le trottoir. L’azote y sourd en négatif, Percé par la lumière nue — La pellicule en...

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    • SIMPLEMENT LE MONDE Michèle Sultana

      I. Si j’arrêtais d’écrire le monde ne changerait pas d’un iota. Il y aurait toujours les grandes villes, les petites villes, les bourgs, les hameaux, les villages, les campagnes, les forêts et les...

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    • AVANT D’APPARAÎTRE Fabrice Farre

      Pas Je fais un pas, sans toucher les bords du pavé. Je m’applique à cette marche rigoureuse qui s’interdit le hasard. Je compte par chiffre pair l’impair qui me talonne me trouve inutile. Marcher La...

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  • novembre 2014
    • Boulogne-sur-Mer Jean-Michel Baillat

       UN COULOIR ÉTROIT ET SOMBRE s’est ouvert sur un trottoir traversé de rafales. Naissance : exilé de ce pertuis chaleureux, je pars affronter l’air hostile. On monte pour échapper au froid. Il faut...

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    • Altitudes (VI) Gilbert Beaune

       Saison des eaux. C’est toute la montagne qui ruisselle — ravins, sentiers d’herbes grises, goutte-à-goutte du bord des névés... Les tiédeurs neuves ont activé la fonte, les coulées dégringolent : neiges...

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    • L’almanach de la péninsule Alain Bernaud

       Pour Silvia. DE NOUVEAU JE REVIENS À CES RIVAGES DE LA MER DU NORD, appelé par les longues plages de sable que travaillent incessamment les forts courants marins croisant au large, en ces parages...

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    • Sonnets bourguignons Jérôme Peignot

      Saint-Julien-du-Sault. À Saint-Julien-du-Sault la collégiale est frêle De briques et de broc, de foi et de beauté. À sa touchante lutte il faut que l’on se mêle. Par amour, tous, du temps vaincront la...

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    • Rembrandt à Emmaüs en 1629. Journal d’une rencontre Isabelle Frandon

      Journal d’une rencontre au musée Jacquemart-André à Paris. À ma mère dont je n’ai pu approcher que l’ombre. 2 mai. Première visite à l’Ami. Il est au milieu d’autres toiles mais surgit dans une...

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    • Choses non vues. Japon Patrick Corneau

      Quand devant une ville inconnue on s’étonne comme devant un ami qu’on avait oublié, c’est l’image la plus véridique de soi-même qu’on contemple. Jean Grenier. PAS DE PAPIERS DANS LES RUES (pas de...

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  • mai 2014
    • Derniers plis de la promesse Pierre Voélin

      come te, come te, signore, noi siamo consegnati a quella morte che con più denti dell’amore morde e separa la rosaCristina Campo. Dans mon chant l’herbe souveraine l’herbe par les champs — l’herbe...

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    • La maison l’île, suivi de Le pays que l’on quitte LAURENT FASSIN

      La maison l’île. I. IL PLEUT IL FAISAIT BEAU, et la maison fraîchit quand nous fûmes réunis tout habillés de noir. Le départ s’annonçait. Les glaïeuls qu’elle aimait faisaient lourde fontaine...

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    • Loin MURIÈLE CAMAC

      et s’il ne devait plus y avoir pour nous de Grèce et d’Italie de vin résiné sous les tonnelles ni de pieds nus sur les rochers de tourisme paresseux dans un soleil idéal alors peut-être serait-il...

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    • Conversation avec l’ange ALBERTO NESSI

      « Et toi, qu’as-tu reçu, qu’as-tu donné ? » me demande assis sous le charme à la table de pierre que le lierre enserre, un ange avec une chaussure unique, il me semble, avec une aile trouée...

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    • Le Messie aux portes de Rome JEAN-PIERRE SONNET

      Panthéon. La pluie tombait drue de l’oculus. Les dieux s’étaient enfuis, les rois de marbre dans leurs tombes. Je vis l’homme traverser le rideau des grandes eaux, venir au monde dans les larmes. Le...

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  • novembre 2013
  • juillet 2013
    • RETOUR DE L’OCÉAN PIERRE-ALAIN TÂCHE

          Le troisième âge. Dès les premiers jours de printemps, l’île est au fait que l’invasion ne va désormais plus tarder. Mais pour l’heure, et malgré la verdure, une vague tristesse étouffe un front de mer...

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    • POÈMES DE L’ANNEAU D’OR FRANÇOIS DEBLUË

      (Fragments.)   1.   Ici les villes ont reçu baptêmes mélodieux Souzdal     Vladimir Kostroma ou Iaroslavl Serguev-Possad ou Rostov-Veliki   Guidés par on ne sait quelles forces des hommes ont bâti là...

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    • LE SANG DES BOURGUIGNONS PIERRE CHAPPUIS

          Avant tout. Ce qui, actif ou en veilleuse, demeure logé en moi, refuse à ses heures de me laisser en paix, me talonne pour ensuite, sans crier gare, me planter là en plein manque quand je ne me...

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    • REMPARTS et autres poèmes MICHÈLE SULTANA

        Adoration Sans doute tu ne sais pas Toi qui m’inspires Où se loge mon amour Mon amour de toi Dans le secret de ton coeur Diras-tu Toi que j’adore Le secret des replis de mon coeur Mais mon coeur le...

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    • HOMMAGE À DENISE ESTEBAN JÉRÔME PEIGNOT

          Bouquet d’autrefois. C’est un joli bouquet qui se hausse du col ; D’un faux déséquilibre il tire tout son charme. Pour un peu, à son air, on dirait qu’il est fol. Les roses en amour sont bien plus que...

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    • ŒUVRES 1974-1986 DENISE ESTEBAN

        Tableaux de Denise Esteban de la Collection Corinne et Bernard Simon à l’Île d’Yeu qui ont inspiré les poèmes de Jérôme Peignot. Bouquet d’autrefois, huile sur toile, 1977 ; 46 x 55 cm. Petit nu,...

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  • juin 2013
    • TOUTE BEAUTÉ EST PACTE GABRIEL LE GAL

        À quoi bon le poème Puisqu’il ne peut rien Contre la mort en travail Pas même ne la grignote Qu’est-ce qu’on pourrait trouver de plus sérieux contre elle ? De plus sérieux, sans doute Mais de plus...

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  • décembre 2012
    • CHAPELLE DES PLUIES Christophe Langlois

        Sentences. « LA JOIE PROMISE À NOTRE SOIF », dit un hymne, « comment la saisir à mains pleines avant le soir ? » Il faudrait ne pas lâcher d’une semelle la raison d’être de notre merveilleuse, de...

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    • UNE MÈRE Laurent Fassin

        I. L’AUBE PLEINE, son regard du sol fuyant, elle s’éprenait des roses tachées, les sauvait, et pleurait son jardin, guettait le ciel se dessinant obscur au loin — ou clair. À la fontaine, des pas, le...

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    • ALTITUDES (V) Gilbert Beaune

        Cairns.   QU’IL N’Y AIT PLUS AUCUNE TRACE, qu’on traverse un plan d’herbes à rocailles, les pentes instables d’éboulis ; ce long glacier encombré de moraines et dont les vagues grises de débris jouent à...

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    • PEINDRE POUR MÉMOIRE Bruno Roza

      Dévoilement de marges et pesée de lueurs toute clarté s’instruit d’une lumière fossile et toute ligne d’un retour du perdu. La couleur est une vitre sur un feu froid et le tableau la preuve que...

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    • QUATRE POÈMES Rosanna Warren

        Traduit de l'anglais par Aude Pivin.   Méditerranée   — quand elle disparut sur le chemin devant moi,je m’appuyai contre un chêne tordu, tout ce que je vis fut la lumière du soir où elle avait été :  ...

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    • L’ENFANT QUI N’EST PLUS Michèle Sultana

        Flambée. Loin de moi très loin L’éternité du temps Se ferme sur moi Sur mon âme esseulée   Sans toi mon roi L’éternité du temps Se ferme sur moi   Plus aucun cri Ce terrible silence Passé présent...

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    • PORTS ET RIVAGES Patrick Le Corf

      ...

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  • août 2012
  • juillet 2012
    • LES CARABINIERS et autres poèmes Michèle Sultana

      Enchantement L’écrasement du temps Comme il faut souffrir Pour écrire Un vers   Pour écrire un vers Comme il faut du temps Du temps Pour s’abstraire   L’écrasement du temps Comme il faut se taire Pour...

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    • DES CORBEAUX, DANS LE LOINTAIN Leonardo Gerig

      (Traduit de l’italien [Tessin] par Christophe Carraud.)   L’aube. Pensée, sentiment de l’obscurité profonde en moi et tout autour de moi.   Stupeur. Un souffle de vie, un cri strident et dans les plus...

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    • CHAMBRES Franck Laurent

      À trois heures une femme viendra elle aura du retard elle tordra des cheveux sombres dans sa main elle essaiera de rattraper la nuit la faire passer devant   À trois heures une femme viendra les cheveux...

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    • MÉTAMORPHOSES ET AUTRES POÈMES Gérard Engelbach

        Le soir entre les murs distraits, Prenant congé du square, Délaissant les bassins, mais vivifiant là-bas Le gel sombre des marais Dans les plis batailleurs du couchant.   *   Poreuse éternité Sous les mains qui...

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    • HUIT POLONAISES ET ENVIRONS Étienne Faure

        Son coeur est en Allemagne et sa tête en Pologne, c’est à peu près ça l’orientation du dormeur qui mangea du cheval, Pferd, ko´n pour arpenter l’espace hier encore tiré comme une ancienne couverture à hue...

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  • juin 2012
  • février 2012
    • ROMA Franco Buffoni

        Traduit de l’italien par Franck Merger. Nous nous faisons tous un peu beugner rue Ardéatine Sur cinq voies quand au maximum Il en faudrait deux Sans café à sept heures du matin. Certains furent...

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    • ALTITUDES (IV) Gilbert Beaune

        Sauvageonnes.   COLS ET CRÊTES que râpent les rafales, roches pulvérisées des moraines, champs d’éboulis où les eaux de fonte circulent, même les fractures du granit, la rive polie d’un glacier...

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  • décembre 2011
  • novembre 2011
  • juillet 2011
  • juin 2011
    • CARNETS 1989-1990 Pierre-Alain Tâche

      « Pour parvenir à rétrécir Il faut d’abord laisser s’étendre.   Pour parvenir à affaiblir Il faut d’abord renforcer.   Pour parvenir à éliminer Il faut d’abord exalter. »   Lao Tseu, Tao Te King, 36 1. I....

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    • HOMME DE L’AUBE Fabio Pusterla

        Traduit de l’italien par Franck Merger.   1. En ces jours de dissipation, en ces jours de quadrilles et de tranchées, je suis la musique feinte des éons, un rêve d’avocats et de jésuites : mandibule...

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    • LYRISME ET DISSONANCE (V) François Debluë

      IL Y A BIEN DE LA NAÏVETÉ (pour ne pas dire de la lâcheté) à vouloir confier à nos écrits la vengeance de nos échecs. Que les dits écrits soient le dérisoire témoignage desdits échecs devrait suffire à...

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    • FLORE DOMESTIQUE Alberto Nessi

        Traduit de l’italien par Franck Merger.   Réponse à la carte postale du 11 mai.   Ma chère fille, les narcisses des poètes dérobés d’une main leste aux prés alentour exhalent leur parfum dans ta...

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    • LES TISSUS D'HÉLÈNE Jocelyne Gagliardi

        DANS UNE RUELLE DU DORSODURO À VENISE, l’œil est soudain aspiré par un festival de draperies aux cou-leurs sourdes. Morceaux d’arc-en-ciel qui auraient séjourné dans des sables violets ? Fragments de...

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    • LE LABYRINTHE Peter Nijmeijer

        Traduit du néerlandais par Pierre Gallissaires & Jan H. Mysjkin.   La tour. La première chose ici que l’œil voit après l’arrivée c’est le rocher avec la tour corse ronde, proscrite sur cette froide île...

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    • ÉTÉ À AUVERS ET AUTRES POÈMES Huub Beurskens

        Traduit du néerlandais par Pierre Gallissaires & Jan H. Mysjkin.   Été à Auvers. Un homme avait soupiré tous les noms de ce que nous, misérables, devons désigner : cyprès, olives, gerbes de blé,...

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    • SIX HYMNES DU PLAT PAYS H. H. ter Balkt

        Traduit du néerlandais par Pierre Gallissaires & Jan H. Mysjkin.   Pluies bourguignonnes.   En ces temps-là, même les pluies étaient bourguignonnes ! Les chevaliers de la Toison, après la chute de...

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    • DÉDICACES Remo Fasani

          Traduit de l’italien par Christophe Carraud.   À un paysan.   Les mots les plus sages que j’aie entendus sont pour toujours ceux de mon père, quand il se comparait mentalement, lui, un paysan, à des...

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    • LETTRES À REMO FASANI (I) Cristina Campo

          Traduit de l’italien par Christophe Carraud.   I. LE LECTEUR FRANÇAIS, sans être familier de l’œuvre de Vittoria Guerrini (1923-1977) — de son nom de plume Cristina Campo — sait l’aura de beauté, de mystère et...

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    • LE CORRIDOR et autres poèmes José-Flore Tappy

          Obscure, interminable, sans lampe derrière les vitres,   la nuit   Pourtant même elle finit par avoir faim, on l’entend qui s’agite, se rétracte pour mieux fuir, soudain se sauvepar les toits...

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    • PETITE SUITE ROMAINE Jean-Pierre Sonnet

        En grec et en latin. Les marbres baroques dans les nefs latines sont des sanguines de l’âme, écarlate empourprée de la fusion divine. Les mosaïques vertes et bleues de Santa Maria in Cosmedin sont...

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  • juillet 2010
    • RETOUR EN AFGHANISTAN Julien Varia

        CECI est la chronique de mon deuxième séjour à Kaboul (le premier en 2001-20021). Séjours à titre professionnel, mais en voici le côté intime. Je livre mon journal presque à l’état brut, corrigeant çà et là...

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    • PROSES Pierre Chappuis

        La communication heureuse.   …with voices gentle and meaningless like the voices of sleeping birds. James Agee, Knoxville, Summer of 1915.(Musique : S. Barber.) L’été revenu. Le seuil odorant de...

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    • NOTRE CHAMBRE À CETTE HEURE EST PÉTRIE DE MUSIQUE Cathy Jurado-Lécina

        I NOTRE chambre à cette heure est pétrie de musique, et le frêne de la cour dispute son ombre à la nuit. Rien ne survit d’hier — de ses travaux et de ses rires — dans cette eau d’aujourd’hui qui sans cesse...

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    • Pour Jean Nazelle. Marie-Fabienne Aymon

        Du travail / Pourquoi on est graveur et pas autre chose.  Ni désuète, ni fanée, la gravure est ce qu’on en fait. La gravure de Jean Nazelle est un poème sans titre aux cent sous-titres, un répertoire...

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    • JOURNÉES À SHANGHAI Nicolas Idier

        Automne.   I. PRENDRE l’avion revient aujourd’hui à un long trajet de métro, avec quelques saccades et des plateauxrepas. On passe d’un salon à un autre et, plus ça va, plus les villes ressemblent à...

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    • LA MER À PARIS Franck Laurent

      Dans les rues vieilles du nord toutes les pierres gravées parlent d’ailleurs De noms et de souffles secs violents et chauds qui nous râpent la gorge D’hommes qui parlent trop de langues inconnues, dures...

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    • DAGO, CAHIER D’ÉTAPES Mathieu Nus

        … Tananarive…   ÀL’IMAGE de grandes coulées de lave, la ville a progressivement colonisé les flancs de la colline et occupe la plaine environnante. Bien peu d’habitats en briques ou en pierres ; par...

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    • COMME POUR TENTER DE DIRE L’ÊTRE-EN-SUSPENS Claude Louis-Combet

        C’est du poème seul, vécu jusqu’en la ténèbre désirante de la chair, que nous vient cette aspiration insensée à un instant qui serait d’éternité. Instant d’éternité. L’homme qui inscrit ces mots...

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    • L’AMOUR EST LE LA DE LA VIE DES MORTS Jérôme Peignot

        JE SUIS submergé, d’autant plus qu’impuissant à me battre… pour deux ! Pendant qu’elle dort, je la fixe et puis ferme les yeux essayant de dormir, un tant soit peu, de son sommeil à elle. La fusion est à ma...

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    • LYRISME ET DISSONANCE (IV) François Debluë

          « Si le philosophe est un maître à penser, le musicien est un maître à aimer. » Paul Tortelier, violoncelliste et musicien.   * Après tout le mal que l’on a dit d’elle, il faudrait savoir rendre...

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    • VARIATION Jean Nazelle

                                 ...

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    • FIGURES David Maes

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  • décembre 2009
    • O CRUX AVE, SPES UNICA Claude Louis-Combet

        CE N’EST pas l’air banal d’une chanson qui me revient dans un creux de la conscience, dans l’un de ces moments où s’affaisse la tension vers le monde, vers la vie et l’action. C’est une présence...

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    • HABITATIONS Alain Bernaud

        De l’enfance. DANS la paix des après-midis d’août, ma mère passait dans chaque pièce de la maison pour fermer tous les contrevents de la façade blanchie par le plein Sud, ne laissant du grand jour...

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    • CHEMINS ET ROUTES (III) Claude Dourguin

        DES SIÈCLES durant les labyrinthes de chemins locaux. Incertains avec leurs ornières d’été, leurs cahots, leurs fondrières en mauvaise saison, leurs inondations. On s’y embourbait, s’y couvrait de...

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    • LES GLACIS INVISIBLES Pierre Lecœur

        La cloche. La cloche a redit les dernières heures de coups longs à qui prélevait les signes du matin dans le jour déjà dense coups gras posés sur le silence où éprouver, le voulant à peine la...

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    • LYRISME ET DISSONANCE (III) François Debluë

        Il se croit poète parce qu’il procède par allusions. Il est tout simplement confus.   * De ce jeune auteur, on entend dire : « C’est un écrivain qui monte ». Cela se dit aussi d’une salade, et l’on sait...

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    • POÈMES Gilbert Houël

        GILBERTHouël (1919-2007) fut premier violon de l’Orchestre National. Bien qu’il ne publiât que secrètement, il fut aussi poète. À travers l’évocation des bois et des rivières de sa Champagne...

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    • ALTITUDES (III). GILBERT BEAUNE

      CONFÉRENCE, Nº 29, automne 2009. GILBERT BEAUNE. Calcaire. RUGUEUX, sec, poudrant les doigts, plein de piquants et d’angles qui coupent — fruit de l’immense amour des sédiments de mer dont il...

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    • EN PAIX MAINTENANT REPOSE Pascal Riou

      I. Clocher, cathédrale Saint-Sauveur, haut dressé, tambour vibrant dans la nuit d’hiver que vient battre la mémoire. …………………………………………………………………   Deux ans, mère, que tu n’es plus, deux ans et quelques mois, rien ou bien tout, — et voilà qui est...

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    • LE CORBEAU ET LA CUEILLEUSE DE THÉ Olivier Remaud

      CONFÉRENCE, Nº 29, automne 2009. OLIVIER REMAUD.   TANDIS que je me promenais dans des rues alourdies par la chaleur de l’été, il arriva que surgît un individu qui s’approcha de moi en brandissant plusieurs...

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    • SUITE DE L’HIVER ANDALOU Georges Soleilhet

        à Bernard de Alexandris. I. Campagnes.   Les collines n’ont pas d’arbres,elles sont couchées sur le dos, elles te regardent,elles chantent la gésine des vertset la terre sombre qui se délasse.ici pas de...

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    • MIROIRS DU DOUBLE. SRI LANKA, 2005 (II) Marc Blanchet

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  • octobre 2009
  • juin 2009
    • Europe et les clarines Christophe Carraud

        Les candidats ne manquent pas pour être ministre ou chef d’entreprise et même haut fonctionnaire dans un blockhaus. Il est plus facile de trouver un ministre qu’un vacher. Qu’en déduire ? Que c’est un...

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  • mai 2009
    • TROIS LETTRES DONT UNE PLUS SOBRE. Pascal Riou

      à Saul de Tarse et du vaste monde. I. Cela vous casse les pieds à la fin la poésie qui parle tant de la mort et souvent à voix de prêtre mal déguisée que vous n’encaissez guère. J’entends bien :...

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    • PAGES DU GRAND JOUR Alain Bernaud

      Nordskot. C’est du sommet d’une montagne qu’on réalise com-bien ce pays est peu habité. À perte de vue des campe-ments de lacs, de montagnes, et au loin, vers le sud-est, se dessine le plateau lapon. Au...

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    • Miroirs du double, Sri Lanka 2005 Marc Blanchet

             ...

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    • LE JEUDI DE LA COLLINE DÉLAISSÉE. Jean de Foresta

        Trois poèmes de Jean de Foresta. Ces trois poèmes que nous présentons ici ne sont que les amers d’une œuvre engloutie. Comme d’autres écrivains français de cette époque (Super-vielle, Caillois,...

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    • OÙ VA SE TERRER LA LUMIÈRE Mary-Laure Zoss

        1. au petit jour, la lumière ; pitié pour vous d’une assem-blée debout, presque morte, de vos faces de graine noire, elles se détournent, un peu de notre vie s’en va, on essuie la salive des...

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    • Un miroir brisé et fragmenté Pierre Chappuis

      (À propos de Le Noir du ciel, de Mary-Laure Zoss, éditions Empreintes)   LE lecteur reconnaît immédiatement, sinon une langue, du moins une voix étroitement en accord avec ce dont elle parle, car...

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    • CELLULE (Extraits) Thanassis Hatzopoulos

      Sortie   Et il vaut mieux sortir Du Paradis Avec la connaissance et les ailes repliées   Pour aller là où s’ourdissent les torts Les fautes, les délits   Les crimes   Là où se défait la magie du monde   Le...

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    • CHEMINS ET ROUTES (I & II) Claude Dourguin

      I. IL m’arrive de rêver d’un livre des chemins, catalogue et dictionnaire à la fois, qui évoquerait, recenserait sans du tout prétendre faire œuvre savante, les figures diverses des chemins, leurs...

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  • décembre 2008
    • PASSIVE PASSION DES ORIGINES Claude Louis-Combet

      C’ÉTAIT, dans la conscience neutre, réduite au mini-mum de ses tensions et de ses énergies, l’irruption d’une expression à la fois forte et insidieuse, bientôt obsessionnelle, au demeurant vide de sens...

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    • L’EUROPE AU MÈTRE Étienne Faure

      Passants, souvenez-vous, la crue de 1910, vous qui passez et lisez ceci — car vivants encore — c’est ici à hauteur de vos yeux, leur ligne actuelle de flottaison, qu’elle enfla pour finir à ce trait qui tel un...

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    • DEUX POÈMES Alain Lévêque

        Le secret. Non, envers toi je ne puis être quitte et je le suis moins encore depuis ce jour de janvier où je t’ai revue assise au bord de la fontaine, j’entends toujours son bruit de source, un enfant à...

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    • UNE INQUIÈTE SOLITUDE Alberto Nessi

      C’est l’ombre, c’est l’ombre qui coule sur mon corpset m’aveugle. Gustave Roud, Adieu, 1927.   Automne 1935. Une femme dans la pénombre. Assise sur une simple chaise de cuisine, nue, elle a un peu...

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    • LA MAISON INVISIBLE André Durussel

        Quand l’ombre des grands arbres s’allongera déjà de notre côté, nous percevrons un instant, la hache levée, le bruit familier, à force d’être attendu, d’une maison que l’on bâtit un peu plus loin ; la maison...

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    • LYRISME ET DISSONANCE (I) François Debluë

        TOUT artiste tient du manchot : le poète, le peintre, le compositeur ne travaillent que d’une main. L’autre n’est guère requise, sinon pour tenir la palette, maintenir la feuille de papier en place ou se...

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    • NOTRE-DAME DES AMIS Gianni d’Elia

        Traduit de l’italien par Luigi-Alberto Sanchi.   * Alla musica di Paolo Marzocchi. À la musique de Paolo Marzocchi.   « E la cagion che libertà mi tolse… » Lorenzo de’ Medici. « C’est l’ami ni ardent ni...

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    • ALPAGES Hélène Garache

      ...

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    • ALTITUDES (II) Gilbert Beaune

        Sentiers. ILS quittent les alpages en douceur, grimpent d’un coup, s’accrochent aux rocailles et moraines enraci-nées de saxifrages, s’obstinent jusqu’aux refuges de granit, ou tel un ermite qui...

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    • RÉCONFORT DE LA NEIGE Louis Daubier

        LOUIS DAUBIER, né Louis Dupont le 14 mars 1924 à Orp-le-Grand, dans le Brabant wallon belge, fut un poète délicat, pudique, rigoureux et sans concession. Dès sa tendre enfance, son goût avide pour la...

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    • DEHORS, BLEU ET OR Claire Alfonsi

        Si tu ne me dis pas — sourire — alors, je coule ciment dans corps. * Ils portent tous du rouge à lèvres. De longs cheveux emmêlés dans leurs têtes. Paillettes de rimmel au bout de leurs cils...

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    • DANS L’EAU DU JOUR Philippe Jaccottet

        LES troncs des hauts platanes du parc ont-ils jamais été aussi lumineux que je les vois en ce jour de janvier ? Lumineux à l’égal de la cime du Ventoux que le soleil éclaire aussi — neige ou...

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    • LA PIPE QUI PRIE ET FUME (III) Maurice Chappaz

      10 septembre. Minuscules, infimes petites averses le long du jour. Les granges comme voilées s’effacent sur les prés qui merdoient. Très légèrement la nature tinte et ces mayens glissent presque dans...

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  • septembre 2008
    • ÉCHOUAGES (Petite suite irlandaise) François Debluë

        1. Au soleil descendant sur le sable gris d’une rive sans fin un homme une femme ensemble mesuraient leurs hautes ombres complices Au soir bientôt venu à la nuit mangeuse d’ombres du passage des...

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    • LE DERNIER TRADUCTEUR Teresa Bartolomei

        DE l’autre côté du fleuve s’élève la paroi d’ombre. Elle a toujours existé. Elle était là avant même la fondation de la ville. Nos pères l’ont trouvée là à leur arrivée, et se demandèrent avec inquiétude si l’on ne...

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  • août 2008
  • novembre 2007
    • IN MEMORIAM Jean-Claude Crespy

        (Aux femmes d’Anatolie et d’ailleurs.) LE soleil s’est levé, toisant le village de son œil furieux. Depuis sa fenêtre elle entend au loin le braiment des ânes qui vont aux champs avec leur bât...

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    • CES NOMS QUI NE SONT PLUS DE PERSONNE Joël-Claude Meffre

        Les deux textes qui suivent témoignent de la fréquentation de certains cimetières en déshérence dans ma ruralité intime, et de l’approche des stèles et des épitaphes. Je ne sais pourquoi je les recherche....

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    • DE L’EXPÉRIENCE JUSQU’AU MYTHE : LA PRÉSENCE RÉELLE Claude Louis-Combet

        S’IL est une lumière dont le souvenir ne s’est jamais éteint après qu’elle eut éclairé fidèlement les loin-tains de mon enfance et de mon adolescence et les eut comblés de toute la gamme possible des émotions,...

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    • LE GHETTO Teresa Bartolomei

        IL y a un Ghetto dans notre ville. Personne parmi nous n’y a jamais mis les pieds. Personne ne sait exacte-ment où il est. On connaît son existence, on ne la remet pas en cause, mais on n’a jamais...

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    • AU MILIEU DU GUÉ Pascal Riou

        « Je ne te lâcherai point que tu ne m’aies béni. » Genèse XXIII, 27. I. Tant d’années pour que s’apaise la guerre et que naisse la clarté sur les charniers intimes… Il aura fallu durer dans la...

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    • LA PIPE QUI PRIE ET FUME. Journal des Vernys. Maurice Chappaz

      19 août. Par la fente des volets et la porte à demi ouverte, le petit jour… Dans la pénombre, les rideaux de la fenêtre qui blan-chissent m’éveillent. Les parois de sapin s’éclairent. L’écriture qui...

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    • PROSES DE LA MORT PROCHAINE (I) François Debluë

        Tout va bien, merci. (« Normalement mal » serait plus juste, plus vrai, en regard de la marche du monde et de la nature irrémédia-blement provisoire, fragile, de ce « bien » posé là, presque lancé,...

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  • mai 2007
    • POÈME DE LA FAIM SEULE Patrick Guyon

      I. Où êtes-vous qui vous penchez sur votre sol, dans une douleur inatteignable si ce n’est par la mienne ? Cela justifie-t-il que chacun nous criions à des dis-tances d’étoiles, celui-ci sur la...

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    • DEVANCER LA NUIT Tiziano Broggiato

      ANTICIPO DELLA NOTTE. Traduit de l’italien par Christophe Carraud.   C’è un ricordo di voci conosciute eppure incollocabili nel tempo tra quelle che ascolto alla radio nel mio veloce viaggio in...

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    • EN CHEMIN Claude Dourguin

      DÉPART dans le matin frais, la décision seule retient de se couvrir, engourdi le corps heurte la nappe froide de l’air, cette présence dure — le réel après la trêve des songes, le dehors après le gîte. Quelques...

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    • LIBERA Pascal Riou

      I. Peu après le départ des amis, quand un grand silence passe sur la maison et descend des grands arbres sous lesquels ce furent des rires et la douceur montant des verres aux lèvres puis aux...

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    • BATTRE LE BRIQUET Pierre Chappuis

      […] PAR définition, un travail de création repose sur un pari. Le doute, l’incertitude habite en chacun de nous, dangereusement pour qui se laisse envahir complètement, mais aussi et en premier lieu...

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    • LA DERNIÈRE NUIT Claude Vigée

      Dans mes bras, cette nuit, l’arrachement ultime ! Mourir est un travail affreux qui mérite salaire : à la fin du combat descend la grande paix. Ma chère Évy est morte, le plus vif de moi-même ;nous ne...

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  • octobre 1997
  • octobre 1996
    • OSWIECIM Jacques Darras

        « Je n’y suis allée qu’une fois et je ne peux pas vous accompagner Une seconde fois. » J’ai compris. J’ai compris que l’empêchement Allégué par Bogna est un faux empêchement. Une raison vraie. Je n’y...

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    • LES ÉLOQUENTS Alain Paris

        Personnages : Agnès TOUBELLE. Monsieur BORSARY. EXTRAITS DE LA PREMIÈRE LETTRE DE LA RELIGIEUSE PORTUGAISE PRÉSENTÉS PARAGNÈSTOUBELLE. Considère, mon amour, jusqu’à quel excès tu as manqué de...

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    • RUE DU CHEMIN-VERT Jacques Réda

        Deux ans passèrent durant lesquels, selon une expression consacrée et parfaitement juste, j’empruntai la rue du Chemin-Vert pour aller à Paris. C’est-à-dire dans le centre qui représente, pour les habitants...

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    • TROIS POÈMES DE JEUNESSE dédiés à Bianca Messina Eugenio Montale

        cEStextes préfigurent le premier grand recueil de Mon-tale,Os de seiche (1925). En particulier, « Émois » constitue la matrice du poème « Lettre levantine », lui-même matrice du poème «...

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    • ÉCRITURE ET ERRANCE Maurice Chappaz

          Note.Puisque j’ai huit fois dix ans. 1-2 août 1996, Les Vernys.   Descendu à Vercorin je viens d’envoyer aux correctrices Stéphanie C.-M. et M.-Thérèse L. les épreuves très aimable-ment apportées par elles...

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