L’homme empêché

 

On ne trouvera pas déplacé qu’éditant ces propos récents de David Bosworth nous les ourlions ensuite de deux autres, qui paraîtront peut-être y jurer. C’est qu’ils viennent d’un autre temps — la génération de Georges Bernanos et celle de Leo Strauss — et d’un autre souci — l’idée philosophique, non pas sociologique, que l’immaturité avait été, au début du siècle vingtième déjà, et dans la vieille Europe, une des sources les plus prolifiques de l’expansion du nihilisme. En fait, notre contemporain, un sociologue américain, cite lui-même des voix — Carlyle, Milton — d’un temps très antérieur et très européen, d’avant Henry James. Nous faisons comme lui, enrichissant sa propre trame de deux fils et de deux couleurs supplémentaires, et pour que la navette, de lui à nous puis au-delà, batte et tresse à plein régime le thème, le texte et la texture tout entiers. Disons donc d’un mot plus que bref ce que nous tramons, et comment nous enchâssons les quelques vues panoramiques de David Bosworth.

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