LA LYRE GRECQUE (II)

 

Traduit de l’italien par Patrick Reumaux.


ALCÉE DE LESBOS.


Alcée, de Lesbos comme Saphhô, dans ses vers couvre d’invectives Pittacus, de Mitylène, qui devint l’un des sept sages de la Grèce. S’il ferraille en rythme, voilà qu’il jette sur le champ de bataille, pour s’enfuir plus vite, son épée et son bouclier que les Athéniens, victorieux, suspendent dans le temple de Minerve. La gloire des armes ne vaut pas celle de la lyre, des amours et du vin. Horace le sait qui lui dédie ces vers :

Et te sonantem plenius aureo,
Alcee, plectro dura navis
Dura fugae mala, dura belli.

…et toi qui chantes plus juste de ton plectre d’or,
Alcée, les maux des navires, les maux

terribles de l’exil et de la guerre, les maux.

 
 

 



 

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