UNE GÊNE

 

« Think positive », recommandent les Anglo-Saxons.

Non, merci.

 

IL N’EST PAS DANS LES HABITUDES DE CETTE REVUE de commenter les textes qu’elle publie .Tout lecteur le fait de lui-même, puisqu’il les accompagne de l’esprit. Mais à la lecture des mots de Nicolas Baverez, une gêne que nous éprouvions déjà devant une certaine façon d’envisager les choses du monde se réveille et insiste. Ce n’est pas l’auteur qui est en cause — nous reconnaissons la qualité de son analyse, celle aussi d’un esprit auquel nous sommes liés avec bonheur depuis longtemps — : ce sont les dimensions que prend aujourd’hui une modalité de plus en plus exclusive et dangereuse de la perception de la réalité.

De cette gêne, les motifs sont nombreux, mais difficiles à décrire. Ils ne tiennent pas à ce qui est énoncé. Du moins y a-t-il fort peu de choses, au plan où se situe l’analyse de l’auteur, qui semblent devoir susciter des réticences. Commençons cependant par les évoquer, même si ce n’est pas en elles que résident les inquiétudes les plus fortes.

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