CONVERSATION AVEC UNE AMIE FLAMANDE

 

UNE LONGUE CONNIVENCE, cultivée dans les institutions européennes, unit Silvia Calamandrei à Wilhelmina Demolie Galle. Pour la revue Lo Straniero, dirigée par Goffredo Fofi, Silvia Calamandrei a voulu interroger son amie et collègue flamande sur la bien curieuse situation de la Belgique, fort préoccupante, mais dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est guère éclairée par les sources d’information dont le public dispose ordinairement — surtout en France. Ainsi va, du reste, l’histoire de l’« information » : une mascarade, une stupéfaction de plus en plus dommageables.

 

Wilhelmina Demolie Galle, née à Gand, a grandi à Anvers avant de faire des études de philologie germanique et de langues à Gand et à Bruxelles. Elle a été traductrice du français, de l’anglais, de l’allemand, de l’italien, de l’espagnol et du portugais au Parlement européen, où elle rédigeait les comptes rendus de séances. Elle vit à Bruxelles et se définit comme « l’une des rares Flamandes aimant cette ville, une ville cosmopolite et multiculturelle grâce à la présence de beaucoup d’“européens” ». « La capitale et les gens qui y habitent », poursuit-elle, « ne sont pas aimés de la population de la province. Les Flamands n’apprécient pas particulièrement Bruxelles ; ils sont des milliers à y travailler, mais ils ne veulent pas y résider. Ceux qui y habitent sont considérés comme des “Flamands atypiques” en raison de leur assez bonne intégration dans ce mélange des cultures latine et germanique ».


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