MARCHER AU BORD DE LA VIE

 

 

précédé de

Yang Jiang a cent ans :
rencontre à Pékin avec deux « vieilles dames ».


par Silvia Calamandrei
[1]


YANG JIANG, ÉCRIVAIN ET TRADUCTRICE de classiques occidentaux, a eu 100 ans le 17 juillet dernier. Comme sa biographe Wu Xuezhao le montre en décrivant son itinéraire, elle a traversé le siècle, de l’entrée de la Chine dans la « modernité » à son émergence sur la scène mondiale. Si Yang Jiang compta dans les années trente au nombre des précurseurs du cosmopolitisme, allant étudier à la Sorbonne et à Oxford avec son mari Qian Zhongshu, l’une des plus grandes figures littéraires du XXe siècle, aujourd’hui, parvenue « au bord de la vie » (c’est le titre de son livre le plus récent), elle écrit des poèmes classiques et vient de traduire le Phédon de Platon, recueillant ses méditations dans des essais philosophiques.

Je l’ai rencontrée en juin à Pékin, dans son appartement très simple situé dans l’ensemble de résidences de l’Académie des sciences à Sanlihe, des petits immeubles à trois étages datant des années soixante, dans une oasis relativement tranquille mais cernée par les gratte-ciel du nouveau quartier financier de Xicheng.



 

 

[1]

Trad. fr. Christophe Carraud. Le texte de Yang Jiang a été traduit d’après la traduction italienne qu’en a donnée Silvia Calamandrei.

 


La lecture des articles est réservée aux abonnés. Pas encore abonné(e) ?