JUGEMENT, PROCÈS, SCIENCE, VÉRITÉ

 

(Traduit de l’italien par Christophe Carraud.)

 

DEUX ESSAIS, l’un de Carnelutti et l’autre de Satta, invitent le passant à faire halte, à observer et à réfléchir[1]. Il s’agit du procès. Satta étudie le procès révolutionnaire et n’y trouve pas le procès. Ou plutôt, si l’on va jusqu’au bout, on a l’impression qu’il ne le trouverait sans doute pas non plus dans le procès ordinaire, parce que, si le procès est caractérisé par le tiers qui juge, qui est tiers en n’importe quelle question où sont engagés l’ordre, la propriété, la vie, la pensée des hommes ? Carnelutti réfléchit sur l’état de la science processuelle, et se demande si désormais un cycle ne s’est pas achevé, cycle d’un développement admirable et d’une grande fécondité, mais finalement parvenu au terme de son élan, et si ce n’est pas le moment d’un aliud initium.

 


[1]Titre original : « Giudizio processo scienza verità », Rivista di diritto processuale, 1950/I, pp. 1-22 ; repris dans Giuseppe Capograssi, Opere, Milano, Giuffrè, vol.V, 1959, pp. 51-76. Le texte allégué de Satta est « Le mystère du procès », que le lecteur a trouvé dans ce même cahier de Conférence ; celui de Francesco Carnelutti, « Torniamo al processo », Rivista di diritto processuale, 1949, I, pp. 165-174. Comme à son habitude, Capograssi ne cite pas précisément les textes auxquels il se réfère, et qu’en l’occurrence le lecteur de la Rivista connaît. Nous remercions M. Francesco Mercadante et la Fondazione Capograssi de nous avoir autorisé à traduire ces pages. (NdT)


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