CRÉDIT ET CROIRE

 

(Traduit de l’italien par Pierre-Emmanuel Dauzat.)

 

Présentation.

 

HÉRITIER INTELLECTUEL DE GIUSEPPE CAPOGRASSi, ami du juriste et romancier Salvatore Satta avec lequel il entretient un long « colloque spirituel [1] » à partir de 1968, Bernardo Albanese (1921- 2004) a été l’un des plus éminents juristes italiens du XXe siècle en même temps qu’un homme d’une foi profonde. Professeur de droit romain à l’Université de Palerme, il est l’auteur d’une imposante oeuvre philologique, historique et juridique qui demeure pratiquement inconnue en France [2]. Homme de foi et de conviction, romaniste aguerri, aussi à l’aise en latin qu’en italien (Satta en fit l’expérience, sinon les frais), ce chrétien convaincu était aussi capable de laisser paraître ses « doutes en Dieu », mais demeurait toujours attentif à rendre à César ce qui était à César.




[1]Dialogue dont témoigne la très abondante correspondance échangée entre les deux hommes, et dont on aura un aperçu à travers la postface de Christophe Carraud à Salvatore Satta, De Profundis, Éditions de la Revue Conférence, 2012, p. 287 sq. Sur l’importance de cette amitié dans l’évolution intellectuelle des deux hommes, voir Vanna Gazzola Stacchini, Come in un Giudizio. Vita di Salvatore Satta, Rome, Donzelli Editore, 2002, p. 72 sq.

[2]Pour un portrait et un aperçu de son oeuvre, voir l’hommage de Giuseppina Anselmo Aricò, « Ricordo di Bernardo Albanese (1921-2004) », Bullettino dell’Istituto di Diritto Romano Vittorio Scialoja, XLII-XLIII, 2000- 2001 (paru en 2009), p. 1-22.



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