ÉDITIONS CONFÉRENCE -

Béquille d'école de Jean Miniac

BÉQUILLE D’ÉCOLE

Format 13,3 x 20 cm imprimé sur Arena Ivory Smooth 80 gr. 288 pages.

21.00 €

Qu’est-ce qu’éduquer des enfants? Quel monde à découvrir par eux-mêmes et par autrui portent-ils en eux? Comment rendre pour eux la vie aimable, par rien que des mots dont on tâche de leur apprendre la capacité de douceur? Quelle vertu d’humanité l’école peut-elle dispenser? Dans des pages magnifiques, d’une profondeur et d’une justesse rares, où viennent confluer toutes les ressources discrètes de la délicatesse et de la qualité de regard et de cœur, Jean Miniac nous propose une sorte de poème de l’attention et du service.

C’est à ce prix qu’on accompagnera l’enfance, qu’on écoutera «le vent qui la traverse». Une réflexion poignante nous saisit au plus intime quand Jean Miniac fait le portrait de ces élèves qui restent en marge, de ceux que tout empêche tant qu’on n’a pas trouvé mots et gestes qui les libèrent, de ces professeurs fatigués, de cette institutrice presque belle, de ces adultes qui échouent… et de toutes les réussites et toutes les grâces obtenues, grâces accordées plutôt. Un livre très juste, très «vu», tendre, drôle parfois, qui oblige les adultes que nous sommes à ce regard d’amour qu’ils n’ont pas toujours la force d’entretenir et de garder.


Né à Paris en 1960, Jean Miniac est auteur, traducteur, critique littéraire. Il est également accompagnateur scolaire dans les écoles élémentaires de la Ville de Paris où il anime des clubs de lecture-écriture auprès d’élèves de CP en difficulté dans ce domaine. Son ancrage d’écriture est la poésie et ses alentours, dont il va chercher la source dans la matière vive de l’expérience, ce qui l’a conduit à publier plusieurs recueils de poèmes et de proses, parmi lesquels Carmina (Dumerchez, 1995),
Histoire de nous (L’arbre à paroles, 1996), Une odeur perdue de la mer (Fayard, 2000), Chronique des esprits (Dumerchez, 2000), Le jour (Bleu d’encre, 2012). Il est également l’auteur d’un essai sur l’écrivain Jean-Marie Le Sidaner, Le cercle de la rose (Ville de Charleville-Mézières, 2003), ainsi que d’un journal imaginaire de Jean-Sébastien Bach, «Et ta main fermera mes yeux…» (Fondencre, 2013). Traducteur, il a creusé le sillon de la latinité tardive et médiévale, avec des traductions de saint Jérôme (Vivre au désert, éditions Jérôme Millon, 1992 ; 2e éd., 2018), Prudence (Au fil des jours et autres poèmes, Orphée/La Différence, 1995) et Jacques de Vitry (Vie de Marie d’Oignies, Babel/ Actes Sud, 1997). Il a également traduit de l’anglais Toujours un compte à rendre et autres poèmes de l’ancien président des États-Unis Jimmy Carter (Buchet-Chastel, 2010). Ces publications l’ont amené à présenter son travail sous forme de lectures publiques dans des bibliothèques, des centres culturels, et à la radio. Il a ainsi participé à l’émission d’André Velter sur France Culture, «Poésie sur parole» (en 2000 et 2003), et à celle de Sophie Nauleau, «Ça rime à quoi?» (en 2010). Il a été invité à la 16e édition du festival de poésie de Lodève, «Voix de la Méditerranée», en juillet 2013.

 

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